Du genre type Valeriana.
Les plantes de cette Famille sont surtout caractérisées par leurs fleurs à ovaire adhérent, ayant 1 à 3 étamines et par leurs feuilles opposées sans stipules. La corolle est en entonnoir, à 5 divisions un peu inégales ; le style est allongé et terminé par 1 à 3 stigmates. Le fruit est sec, ne s'ouvre pas, et, qu'il ait une ou trois loges, ne renferme qu'une seule graine.
Ce sont des plantes herbacées, à racines souvent odorantes, à fleurs groupées en corymbes, parfois serrés, rarement en grappes ; les fleurs sont rouges, roses, lilacées, jaunâtres ou blanches.
Plusieurs espèces sont ornementales ; d'autres sont alimentaires ou utilisées en médecine.
On a décrit 278 espèces de cette Famille, qui croissent dans la plupart des contrées du globe ; on n'en connaît pas en Australie.
Centranthus >>> Fedia >>> |
Valeriana >>> Valerianella >>> |
LIAISON ENTRE LES GENRES DE VALÉRIANÉES.
Les genres de Valérianées de notre Flore sont assez intimement reliés les uns aux autres, comme le montre leur synonymie. En effet, certains auteurs avaient réuni tous ces genres dans le seul genre Valeriana, et d'autres ont placé les Valerianella parmi les Fedia.
Dans ce dernier genre, Fedia, l'ovaire est à 3 loges ; deux de ces loges sont plus ou moins développées, mais stériles, dans le genre Valerianella : une seule loge est visible dans les genres Valeriana et Centranthus. Mais, dans certaines espèces de Valerianella (Valerianella Morisonii, V. microcarpa, V. truncata, V. eriocarpa), les deux loges stériles sont réduites à deux canalicules. D'autre part, des études anatomiques révèlent la présence de ces deux loges avortées dans les jeunes ovaires de certaines espèces de Valeriana, qui, accidentellement, peuvent aussi présenter les trois loges développées.
La corolle est toujours plus ou moins irrégulière. Elle est très irrégulière chez le Centranthus ruber où elle forme un éperon allongé vers la base du tube de la corolle ; cet éperon est représenté par une petite bosse basilaire chez le Centranthus Calcitrapa, les Fedia, la plupart des Valeriana, et plusieurs Valerianella; il n'y a plus trace de cette bosse basilaire chez d'autres espèces de ce dernier genre. D'autre part, les 5 divisions de la corolle sont très inégales dans le genre Fedia ; moins chez les Centranthus et les Valeriana, moins encore chez plusieurs Valerianella.
Le nombre des étamines est normalement de trois chez les Valeriana et les Valerianella. Il y a encore 3 étamines, dont deux soudées ensemble chez certains Fedia ; d'autres plantes de ce dernier genre n'ont que 2 étamines, et les Centranthus n'ont qu'une étamine développée (2 accidentellement).
La partie libre du calice réduite ou en couronne chez les Fedia et Valerianella se développe parfois d'une façon anormale chez certaines espèces de ce dernier genre en lanières chevelues qui rappellent alors la partie supérieure du calice dans les genres Valeriana et Centranthus où elle se déroule après la floraison en lanières plumeuses. Par contre, on trouve quelquefois des exemplaires de certains Valeriana dont le calice est réduit à 5 dents.
Enfin des liaisons d'un autre ordre peuvent s'établir entre les diverses Valérianées. Presque toutes les espèces de cette famille ont leurs tiges souterraines et leurs racines aromatiques et contenant de l'acide valérianique libre ou combiné.
RELATIONS ENTRE LES VALÉRIANÉES ET LES AUTRES FAMILLES.
Les Valérianées ont quelque rapport avec les Caprifoliacées par l'ovaire adhérent, les ovules pendants, les feuilles opposées et la disposition des lobes de la corolle dans le bouton.
Nous verrons plus loin que les Valérianées se rapprochent aussi des Dipsacées et des Composées.