Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Sorbus chamaemespilus (L.) Crantz
Les formes que l'on peut réunir sous ce nom sont des arbrisseaux de 0 m. 50 à 1 m. ou de petits arbustes de 1 à 3 m., qui croissent sur les rochers des montagnes. Leurs fleurs roses, rougeâtres ou d'un blanc rose se montrent en juin et juillet ; les fruits mûrissent en septembre.
On reconnaît l'espèce aux caractères suivants : Les feuilles sont doublement dentées, à dents aiguës, et dépourvues de dents vers leur base qui est rétrécie en angle aigu. Ces feuilles, à pétiole très court, sont plus ou moins velues-cotonneuses en dessous dans leur jeunesse et parfois aussi à l'état adulte ; elles présentent 12 à 16 nervures secondaires partant à droite et à gauche de la nervure médiane. Le calice est curieusement cotonneux, d'aspect élégant. Les pétales sont ovales, dressés et même souvent un peu rapprochés les uns des autres vers leur partie supérieure. Les fruits sont ovoïdes, rougeâtres ou d'un vert jaunâtre, surmontés par les dents du calice qui sont rapprochées les unes des autres par leur sommet.
C'est un arbrisseau ou un arbre, à rameaux plus ou moins verruqueux, dont les feuilles sont le plus souvent groupées autour des fleurs, lesquelles forment de petites grappes serrées, disposées elles-mêmes en corymbes. Le type principal se reconnaît à ses feuilles adultes luisantes et sans poils à leur face supérieure, le plus souvent non blanches-cotonneuses en dessous, mais d'un vert plus clair sur la face inférieure, à ses fleurs franchement roses ou même d'un rose foncé.
Noms vulgaires. En français : Alisier-nain, Sorbier-nain, Néflier-nain. En allemand : Zwergmispel, Zwergmehlbeerbaum, Alpenquitte. En italien : Salciagnolo. En anglais : Bastard-medlar, Bastard-quince, Dwarf-medlar.
Usages et propriétés. Les fruits sont comestibles lorsqu'ils sont très mûrs. Cultivé comme plante ornementale ainsi que la sous-espèce A. Hostii. Les fleurs produisent du nectar et sont visitées par les abeilles.
Distribution. Ordinairement limité entre 1.100 m. et 2.350 m. dans les diverses montagnes ; ne descend guère au-dessous de 1.600 m. dans les Alpes-Maritimes. France : montagnes où il est assez répandu ; rare en certaines contrées : dans les Alpes-Maritimes et dans le Valgaudemar par exemple ; dans les Vosges, il se trouve surtout sur les terrains granitiques ; en Dauphiné, on le rencontre principalement sur les terrains calcaires. Suisse : Alpes et Jura. Belgique : naturalisé dans quelques localités des Régions houillère et hesbayenne, ainsi qu'à Zeelhem dans la Région campinienne.
Europe : Nord de l'Espagne, France, Europe centrale, Italie, etc.
On a décrit de cette espèce 1 sous-espèce qui est considérée par plusieurs auteurs comme un hybride entre l'espèce Aria Chamaemespilus et l'espèce Aria nivea, mais que l'on a trouvée en Savoie en des localités où manque l'espèce Aria nivea. C'est la suivante :
A. hostii (A. de Host).
Feuilles d'un vert mat en dessus et blanchâtres-cotonneuses en dessous, assez irrégulièrement dentées sur les bords, non dentées vers la base ; fleurs d'un blanc rose. (Rare : Vosges, Cantal, Jura, Savoie, Suisse).