Du genre type Drosera.
Les Droséracées ont des fleurs régulières à 5 sépales persistants, 5 pétales, 5 étamines libres d'adhérence avec les autres parties de la fleur. Les étamines ont leurs anthères tournées vers l'extérieur de la fleur. Le pistil n'est pas divisé intérieurement et son ovaire général est formé par la réunion de 3 à 5 carpelles ; il y a 3 à 5 stigmates. Le fruit mûr est sec, sans cloisons, à plusieurs graines insérées sur les parois de l'ovaire général, et s'ouvre par 3 à 5 valves.
La graine mûre renferme une plantule non recourbée entourée par un albumen charnu parfois très peu développé.
Cette famille renferme des plantes qui, suivant les genres, diffèrent complètement les unes des autres par leur aspect général ; ce sont des plantes à fleurs blanches ou rosées, croissant dans les endroits humides. Certaines espèces ont des propriétés médicales.
On a décrit 97 espèces de cette famille, répandues dans presque toutes les contrées du globe.
LIAISONS ENTRE LES GENRES DE DROSÉRACÉES ET AFFINITÉS AVEC LES AUTRES GROUPES.
C'est surtout par la constitution de leur fleur et de leur fruit que les genres Drosera et Aldrovandia se trouvent rapprochés l'un de l'autre, notamment par les espèces de Drosera qui ont des fleurs à 5 styles comme celles des Aldrovandia, par la graine mûre qui, dans ces deux genres, renferme une petite plantule entourée d'un albumen charnu abondant.
Le genre Parnassia ne se rapproche des deux autres que par le fruit dont les valves portent les graines sur leur partie médiane et par les anthères tournées vers l'extérieur de la fleur. Toutes les Droséracées ont la particularité de présenter des lobes de feuilles, généralement vasculaires en forme de cils ou de poils glanduleux ; ces lobes se trouvent chez les feuilles ordinaires des Drosera et Aldrovandia, et seulement sur les écailles florales chez les Parnassia.
Le genre Parnassia est quelquefois placé dans une famille spéciale (Parnassiées) à cause de sa graine mûre presque complètement dépourvue d'albumen, de l'absence de styles, etc.
D'autres auteurs rangent ce genre parmi les Saxifragées en tenant compte de la légère soudure qui existe entre les sépales, les pétales et les étamines à leur base, et par suite de considérations anatomiques.
D'une manière générale, les Droséracées ont des liens avec les Violariées par la structure de l'ovaire et du fruit ainsi que par l'albumen entourant la plantule dans la graine mûre des Viola, Drosera et Aldrovandia.
Nous verrons qu'elles ont aussi quelques rapports avec les Frankéniacées et les Tamariscinées.
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