Urticaceae - - Parietaria officinalis (L.)

Pariétaire officinale

Les 2 sous-espèces dont la réunion constitue cette espèce sont des plantes plus ou moins velues qui croissent sur les vieux murs, les rochers, les décombres et dans les endroits incultes dans toute l'étendue de notre Flore. Leur taille varie de 10 à 60 cm et leurs fleurs verdâtres se montrent depuis le mois de juin jusqu'au mois d'octobre.
Les feuilles, munies de pétiole, ont un limbe allongé, ovale, rétréci plus ou moins longuement au sommet et à la base, parcouru par 2 nervures arquées de chaque côté de la nervure principale. Les fleurs sont réunies par au moins 5 ou 6 en petits groupes rameux dont les ramifications sont extrêmement courtes ; et ces petits groupes de fleurs sont disposés par 2 à l'aisselle des feuilles sur la tige et sur les rameaux. Les bractées accompagnant les fleurs sont ovales, entières, soudées ou non à la base et plus courtes qu'elles.
Ce sont des plantes vivaces, à tiges dressées ou plus ou moins étalées, puis redressées, simples ou rameuses ; ces plantes se perpétuent et se multiplient par les divisions de la tige souterraine.

Noms vulgaires. En français : Perce-muraille, Casse-pierre, Herbe-de-Notre-Dame, Aumure, Herbe-des-Murailles. En anglais : Parietary, Wallwort, Day-and-night, Pellitory-of-the-wall. En allemand : Glaskraut, Wandkraut, Mauerkraut, Tag-und-Nacht. En flamand : Glaskruid, Muurkruid, Perzikkruid, Patrijskruid, En italien : Parietaria, Muraiola, Vetriola, Calataria.

Distribution. Ne s'élève pas à une grande altitude sur les montagnes. France : la sous-espèce Parietaria diffusa est en général commune, mais assez rare ou rare dans l'Est, l'Alsace, le Jura, la Haute-Savoie ; la sous-espèce Parietaria erecta est inégalement répandue dans une grande partie de la France, par exemple : assez commune aux Environs de Paris ; commune en Normandie ; cà et là dans le Centre ; assez commune en Alsace dans la région rhénane ; çà et là en Lorraine ; rare ou très rare dans la Côte-d'Or et le Jura ; assez rare en Savoie et dans le Dauphiné ; très rare en Provence, etc. Suisse : çà et là ; la sous-espèce P. diffusa est surtout répandue dans la partie de la Suisse au Sud des Alpes. Belgique : les 2 sous-espèces sont rares dans les Régions houillère, hesbayenne, campinienne et dans la zone des Polders.
Europe : toute l'Europe. Hors d'Europe : Ouest de l'Asie, Nord de l'Afrique.

On a décrit 2 sous-espèces et 2 variétés qui par leur ensemble forment cette espèce. Ce sont les suivantes :

P. erecta M. et K. (P. élevée)
Feuilles d'un vert-clair, ovales-allongées, rétrécies et longuement atténuées dans le haut et vers le bas, atteignant jusqu'à 8 cm de longueur ; calices tous en forme de cloche et s'accroissant à peine pendant le développement du fruit ; fleurs nombreuses dans chacun des petits groupes, munies de bractées libres entre elles et formant comme de faux-verticilles ; tiges dressées, simples ou rameuses, à rameaux toujours plus courts que les feuilles.

P. diffusa M. et K. (P. diffuse)
Feuilles d'un vert sombre, ovales-allongées, rétrécies et brièvement atténuées au sommet et à la base, ne dépassant pas 4 cm de longueur ; calice des fleurs stamino-pistillées en tube et s'accroissant après la floraison ; fleurs ordinairement au nombre de 5 à 6 dans chaque groupe, à bractées soudées à la base ; tiges plus ou moins étalées, puis redressées, à nombreux rameaux beaucoup plus longs que les feuilles.

Variété fallax G. G. (trompeuse)
Plante à aspect du Parietaria erecta avec ses tiges presque simples et plus ou moins dressées et ses feuilles ovales-allongées, longuement atténuées aux deux extrémités ; calice des fleurs stamino-pistillées en tube allongé ; bractées soudées à la-base ; fleurs peu nombreuses dans chaque groupe. (Rare).

Variété microphylla Bach (à petites feuilles)
Feuilles et groupes de fleurs très petits. (Rare).

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