Orobanchaceae - - Orobanche amethystea (Thuill.)

Orobanche améthyste

C'est une plante de 18 à 55 cm d'un aspect violacé-rougeâtre, qu'on trouve dans les endroits incultes d'un certain nombre de contrées de la France ; ses fleurs blanchâtres-violacées, veinées de violet (très rarement jaunâtres ou rougeâtres) se montrent en juin et juillet.
Les écailles mesurent ordinairement de 2 à 3 centimètres de longueur et sont assez distantes les unes des autres sur la tige. Les fleurs, longues de 14 à 22 millimètres, sont nombreuses et disposées en épi serré, chevelu au sommet où les bractées dépassent beaucoup les boutons. Le calice est formé de deux parties dont le sommet atteint le haut du tube de la corolle, et qui sont le plus souvent étroites et aiguës. La corolle est presque sans poils, ordinairement à tube brusquement coudé un peu au-dessous du tiers de sa longueur à partir de la base (très rarement régulièrement arquée) ; la lèvre supérieure est à 2 lobes ; la lèvre inférieure est à 3 lobes dont le médian est un peu plus grand que les latéraux. Les étamines ont leurs filets un peu poilus vers le bas et insérés à 3 ou 4 millimètres environ au-dessus de la base de la corolle. Le stigmate est rougeâtre.
C'est une plante vivace, parfois ne vivant que quelques années, par défaut de bourgeons de remplacement, à tige dressée, poilue-glanduleuse, non renflée à sa base ou à peine renflée. Le type principal est parasite sur les Eryngium campestre, Eryngium maritimum, Daucus carota, Daucus gummi-fer, moins souvent sur les Evonymus eropaeus, Hedera helix, Galactites tomentosa Chrysanthemum myconis, Carthamus lanatus. La race O. castellana est parasite sur le Digitalis purpurea.

Distribution. Préfère souvent parasiter les plantes qui croissent sur les terrains calcaires ; ne s'élève pas à une grande altitude sur les montagnes. France : çà et là, inégalement répandu et manquant dans plusieurs zones étendues, telles que le Nord de la France, la Lorraine, presque toutes les Pyrénées occidentales et centrales ; par exemple : assez rare en Normandie ; assez commun aux Environs de Paris ; très rare en Alsace, dans la Marne (environs de Vitry-le-François), dans la Côte-d'Or et dans la Sarthe ; assez commun dans la zone maritime de l'Ouest, mais rare ou assez rare dans les régions occidentales non voisines de l'Océan (assez commun en Dordogne) ; assez commun ou assez rare dans le Loir-et-Cher ; assez rare dans le bassin du Rhône ; rare en Auvergne et dans la partie basse de la Corrèze ; manque dans la Haute-Vienne et dans la partie haute de la Corrèze ; assez rare dans l'Aveyron ; assez commun dans le Tarn ; rare ou assez rare, en général, dans la Région méditerranéenne, mais cependant commun ou assez commun sur le littoral du Var et des Alpes-Maritimes.
Europe : Europe occidentale et méridionale. Hors d'Europe : Sud-Ouest de l'Asie ; Algérie, Tunisie.

On a décrit 1 race de cette espèce ; c'est la suivante :

O. castellana Reut. (O. de Castella).
Fleurs d'un blanc-jaunâtre ou rougeâtre, non violacées ni bleuâtres ; corolle arquée sur le dos, courbée vers le milieu ; sépales peu étroits. Parasite sur le Digitalis purpurea. ( Très rare ; val de Broussette près de Gabas, dans les Basses-Pyrénées).

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