Cette plante, de 20 à 55 cm, d'un aspect jaunâtre, peut se rencontrer dans les forêts et les prairies des montagnes ; elle est extrêmement rare en France et rare en Suisse ; ses fleurs d'un jaune-clair mêlé de lilas se montrent depuis le mois de juin jusqu'au mois d'août.
Les écailles, qui mesurent de 8 à 22 millimètres de longueur, ne sont pas très nombreuses le long de la tige. Les fleurs, plus ou moins étalées, sont groupées en un épi qui devient lâche dans sa partie inférieure ; elles ont de 12 à 23 millimètres de longueur. Les bractées sont plus courtes que les fleurs. Le calice est complètement divisé en deux parties dont les lobes n'atteignent pas le niveau supérieur du tube de la corolle et n'ont chacun qu'une nervure très marquée. La corolle est poilue-glanduleuse, régulièrement arquée sur le dos ; la lèvre supérieure présente 2 lobes non étalés ni renversés ; la lèvre inférieure est divisée en 3 lobes arrondis et peu inégaux entre eux ; tous ces lobes sont denticulés et à peine ciliés. Les étamines ont leurs filets presque droits, poilus dans leur moitié inférieure, insérés à 4 ou 5 millimètres environ au-dessus de la base de la corolle. Le stigmate est d'un beau jaune, assez foncé.
C'est une plante vivace, à tige dressée, plus ou moins renflée à sa base. L'espèce est parasite sur le Salvia glutinosa et, très rarement, sur le Salvia pratensis.
Distribution. Ne s'élève pas au-dessus de la zone subalpine. France : extrêmement rare : Hautes-Alpes (signalé aux environs de Gap) ; Alpes-Maritimes (St-Martin-Lantosque) ; Haute-Garonne (signalé près de Luchon). Suisse : rare dans les cantons du Valais, de Vaud, Fribourg, Schwitz, Uri, Unterwald, Zurich, Thurgovie, Argovie, Appenzell, dans l'Oberland-Bernois, le Tessin et les Grisons.
Europe : France, Suisse, Alpes centrales.