Du mot latin digitale, dé à coudre ; forme de la corolle dans laquelle on peut mettre le bout du doigt. En allemand : Fingerhut. En flamand : Vinger-hoedskruid. En italien : Digitale. En anglais : Foxglove.
Les plantes de ce genre ont un calice à 5 divisions inégales beaucoup plus courtes que la corolle ; celle-ci est irrégulière, en tube élargi dans sa partie supérieure et plus ou moins renflé, à 4 ou 5 lobes courts, inégaux, un peu disposés en deux lèvres. Il y a 4 étamines dont 2 plus grandes, renfermées dans la corolle, à anthères présentant 2 loges qui s'ouvrent chacune par une fente longitudinale. Le style est allongé et se termine par deux stigmates. Le fruit mûr est ovoïde, en pointe, à deux loges et s'ouvre par deux valves dont les bords coïncident avec la cloison ; il contient de nombreuses graines.
Ce sont des plantes bisannuelles ou vivaces, à fleurs toutes tournées d'un même côté, en grappes allongées, à tiges florifères non rameuses, à feuilles alternes, simples, dentées ou crénelées ; les fleurs sont pourprées, jaunâtres ou d'un blanc-jaunâtre. Les espèces de ce genre sont ornementales. Les feuilles renferment une substance très vénéneuse, la digitaline, qui est utilisée en médecine.
On a décrit 17 espèces de ce genre, qui croissent en Europe, en Asie et dans le Nord de l'Afrique.
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