Scrophulariaceae - - Linaria supina (L.) Chazelles

Linaire couchée

C'est une plante ayant des tiges, dont la longueur varie de 5 à 25 cm ; elle est glauque, sans poils dans la partie inférieure, poilue-glanduleuse dans les inflorescences et parfois un peu au-dessous. On la rencontre dans les endroits arides, sablonneux, sur les talus ou les voies de chemin de fer, assez inégalement répandue dans les diverses contrées de notre Flore. Ses fleurs jaunes (parfois tachetées de violet) à renflement de la gorge d'un jaune foncé, s'épanouissent depuis le mois d'avril jusqu'au mois d'octobre et parfois encore en novembre.
Les feuilles sont nombreuses, tournées le plus souvent d'un même côté de la tige, tout en étant pour la plupart verticillées par 3 à 5 ; les feuilles supérieures sont alternes, tandis que les feuilles tout-à-fait inférieures, les premières formées, sont opposées. Ces feuilles sont étroites, rarement ovales très allongées, entières, sans pétiole net. Les fleurs sont chacune sur un pédoncule un peu plus court que le calice, disposées en grappes courtes et plus ou moins serrées. Le calice est couvert de poils glanduleux, à divisions étroites et obtuses à leur sommet. La corolle mesure de 18 à 26 millimètres de longueur, y compris l'éperon, lequel est très peu arqué et a environ la même longueur que le reste de la corolle. Les filets des étamines sont velus à leur base. Le fruit mûr est presque sphérique, à poils peu nombreux et un peu plus long que le calice persistant qui l'entoure. Les graines ont un contour arrondi, sont noires et lisses, portant sur leur circonférence une large bordure ailée.
C'est une plante en apparence annuelle, mais qui peut se perpétuer ou se multiplier pendant une année par des bourgeons adventifs nés sur la partie de l'axe située au-dessous des cotylédons. Les tiges fleuries sont couchées, étalées redressées ou rarement presque dressées, non feuillées au-dessous de la grappe. (On a décrit des exemplaires présentant des fleurs à éperon à peine marqué, d'autres à fleurs régulières).

Usages et propriétés. Analogues à ceux de l'espèce Linaria vulgaris.

Distribution. Préfère quelquefois les terrains calcaires, mais peut croître sur les sables siliceux ; le type principal ne s'élève guère à plus de 1.100 m d'altitude ; la race L. pyrenaica peut atteindre parfois jusqu'à 2.000 m d'altitude. France : commun ou assez commun en général, mais de distribution inégale ; par exemple : rare dans le Nord de la France, mais très commun aux Environs de Paris ; commun ou assez commun, parfois rare, dans l'Ouest ; commun dans le Perche, la Beauce, la Sologne, mais manque dans la plus grande partie du Plateau-Central (rare dans la partie basse de la Corrèze) ; rare en Lorraine (commun aux environs de Saint-Mihiel) ; extrêmement rare en Alsace ; rare dans le bassin du Rhône ; commun ou assez commun dans les Pyrénées et les Corbières ; assez commun dans l'Aveyron et assez rare dans le Tarn ; assez commun dans la Région méditerranéenne (assez rare dans le Var) ; etc. Belgique : rarement introduit.
Europe : péninsule ibérique, France, Italie, çà et là en Suède. Hors d'Europe : naturalisé dans l'Amérique du Nord.

On a décrit 1 race et 4 variétés de cette race ; la race est la suivante :

L. pyrenaica DC. (L. des Pyrénées)
Fleurs de 18 à 26 mm, y compris l'éperon qui est gros, conique, aigu, arqué ; plante fortement velue-glanduleuse dans sa partie supérieure ; fleurs parfois d'un jaune assez intense. (Montagnes ; rarement aux basses altitudes).

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