Cette espèce très rare ne se trouve que dans quelques localités sablonneuses du Var et des Alpes-Maritimes. C'est une plante sans poils, un peu glauque, de 8 à 35 cm, dont les fleurs d'un violet clair à renflement de la gorge jaunâtre s'épanouissent depuis le mois de février jusqu'au mois de mai.
Ses feuilles sont à peu près toutes alternes, presque sans pétiole, ovales, entières, et aiguës dans leur partie supérieure et à leur base, de consistance un peu épaisse. Les fleurs sont isolées à l'aisselle des feuilles supérieures et leur ensemble forme une grappe feuillée. Les pédoncules sont un peu plus longs que le calice, dressés lorsque les fleurs sont épanouies, puis recourbés et même renversés à la maturité. Le calice a ses divisions ovales-allongées, aiguës ; la corolle, qui mesure de 15 à 20 millimètres, y compris l'éperon, dépasse beaucoup le calice et porte à sa base un éperon presque droit, longuement aigu, assez étroit, et qui présente à peu près la même longueur que le reste de la corolle ; le fruit s'ouvre à son sommet par des dents profondes et renferme des graines qui offrent à leur surface un réseau saillant.
C'est une plante annuelle, à tiges plus ou moins couchées et étalées, à racine principale grêle et développée.
Distribution. Ne s'élève pas sur les montagnes. France : extrêmement rare ; citée en quelques localités du littoral du Var et des Alpes-Maritimes.
Europe : France, Italie, Grèce. Hors d'Europe : Nord de l'Afrique.