Primulaceae - - Samolus valerandi (L.)

Samole de Valérand

C'est une plante de 20 à 60 cm que l'on voit fleurir dans les endroits humides, tourbeux, marécageux, au bord des eaux, sur le littoral, et dans les endroits arrosés par les sources salées. Ses fleurs blanches se montrent depuis le mois de juin jusqu'au mois d'août.
Les feuilles sont entières, d'un vert pâle, les unes formant une rosette à la base de la tige fleurie, les autres alternes le long de la tige. Les petites fleurs, qui n'ont chacune qu'environ 3 millimètres de largeur sont disposées en grappes simples dont l'ensemble constitue une grappe composée. Les petits ramuscules qui portent directement chaque fleur sont comme coudés et présentent une petite bractée au-dessus de laquelle se trouve le pédoncule proprement dit. Le calice a un tube presque globuleux surmonté par 5 divisions à contour triangulaire. La corolle est à tube court, un peu en forme de coupe, à 5 lobes obtus, finement crénelés, dépassant un peu le calice, lequel s'accroît après la floraison.
C'est une petite plante vivace, sans poils, à tige dressée, arrondie dans sa longueur, creuse en dedans, à tige souterraine courte et munie de racines adventives. La plante se perpétue et se multiplie par des bourgeons qui naissent sur la tige souterraine. La racine principale, issue de la germination, se détruit assez rapidement et est remplacée par cette tige souterraine à racines adventives.

Noms vulgaires. En français : Mouron-d'eau. En italien : Lino-d'acqua, Anagallide-acquatica. En anglais : Water-Pimpernel. En allemand : Pungen, Salzpunge. En flamand : Strandpunge, Waterpunge.

Usages et propriétés. Les feuilles, bien que légèrement amères, peuvent être consommées en salade. Les vaches, les moutons, les chèvres mangent la plante avec avidité. Cultivé comme plante ornementale. Plante vulnéraire, apéritive, antiscorbutique. Contient une diastase, la primevérase.

Distribution. Se trouve sur tous les terrains lorsque le sol est salé, par exemple sur le littoral marin ; prospère assez souvent sur les terrains calcaires dans l'intérieur des terres, mais cependant préfère les terrains siliceux dans certaines contrées comme le Tarn et l'Aveyron ; peut s'élever, dans les montagnes, jusque dans la zone subalpine, parfois même un peu plus haut ; ne dépasse pas 1.000 m d'altitude dans les Corbières. France : commun, assez commun ou parfois assez rare ; de distribution inégale ; par exemple : commun sur le littoral dans la région maritime de l'Ouest, mais très rare dans l'Ouest à l'intérieur des terres ; assez commun aux Environs de Paris ; assez rare en Normandie, dans le Nord de la France et en Lorraine ; assez commun dans la Sologne mais rare dans la Beauce ; commun dans la Limagne mais rare dans le reste de l'Auvergne et dans la partie basse de la Corrèze ; manque dans le Cantal, la Haute-Vienne et la partie haute de la Corrèze ; assez commun dans le Tarn et dans les Corbières ; assez rare dans l'Aveyron ; rare en Bourgogne ; peu commun dans le Bassin du Rhône ; commun ou assez commun dans la Région méditerranéenne, etc. Suisse : rare, et seulement dans les cantons de Thurgovie, de Vaud et de Genève. Belgique : assez commun ou assez rare dans la Région littorale, rare dans la Région campinienne, très rare dans la Région hesbayenne.
Europe : presque toute l'Europe. Hors d'Europe : Asie ; Afrique du Nord et du Sud ; Amérique ; Australie.

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