Primulaceae - - Androsace septentrionalis (L.)

Androsace septentrionale

Les plantes que l'on peut réunir sous ce nom croissent dans les champs, les prés, les pelouses, et parfois dans les bois des montagnes du Sud-Est de la France et en Suisse. Les fleurs roses, rosées ou blanches, souvent à gorge jaune, s'épanouissent depuis le mois d'avril jusqu'au mois de juillet.
Ce sont des plantes de 8 à 20 cm qui présentent les caractères communs suivants. Les tiges florifères sont allongées et atteignent, pour la plupart, de 4 à 10 fois la longueur des feuilles de la rosette située à leur base. Les feuilles sont ovales-allongées, dentées, plus ou moins aiguës à leur sommet. Les fleurs sont groupées par 4 à 30, comme en ombelles simples, sur des pédoncules qui mesurent, au moment de la floraison, 4 à 10 fois la longueur des bractées de l'involucre, lesquelles sont ovales et aiguës. Le calice est sans poils, de forme conique, à divisions bien plus courtes que le tube qui a, en général, moins de 7 millimètres de longueur lors de la maturité du fruit ; la corolle est plus longue que le calice, à lobes entiers, étalés ou étalés-dressés, non concaves. Le fruit mûr est un peu plus long ou à peu près de la même longueur que le calice persistant qui l'entoure.
Ce sont des plantes annuelles, à racine principale développée. Les graines germent facilement. Le type principal se reconnaît à la corolle à peine plus longue que le calice, au calice qui s'accroît peu après la floraison, aux tiges florifères toutes dressées et couvertes d'un fin duvet, un peu cotonneux, formé de poils étalés, aux pédoncules qui n'ont guère que 4 à 7 fois la longueur des bractées de l'involucre.

Usages et propriétés. Cultivé comme plante ornementale pour décorer les rocailles où les plants se ressèment facilement d'eux-mêmes. Plante diurétique et employée en Sibérie dans la médecine vétérinaire.

Distribution. Le type principal préfère les terrains schisteux ou, en général, siliceux ; peut se trouver dans les cultures les plus élevées des montagnes. France : le type principal est très rare et croît dans les Alpes du Dauphiné (Lautaret, montagnes de Briançon) ou en Savoie (entre Bramans et la Combe de Villette) ; la sous-espèce A. Chaixii se rencontre çà et là dans les montagnes du Dauphiné, de Provence, des Alpes-Maritimes et au Mont-Ventoux. Suisse : rare ; montagnes du Valais et des Grisons.
Europe : une grande partie de l'Europe, surtout centrale et septentrionale. Hors d'Europe : Caucase, Sibérie, Amérique boréale.

On a décrit 1 sous-espèce de cette espèce ; c'est la suivante :

A. chaixii G. G. (A. de Chaix)
Corolle ayant 2 ou 3 fois la longueur du calice au moment où la fleur s'épanouit ; calice s'accroissant beaucoup après la floraison ; tiges florifères latérales souvent étalées-dressées ou même étalées, couvertes de petits poils ; pédoncules ayant pour la plupart 7 à 11 fois la longueur des bractées de l'involucre. (Environs de Gap, de Briançon, Montmorin au col de Casset, dans les Hautes-Alpes ; au-dessus de Lus-la-Croix-Haute, dans la Drôme ; diverses localités des Basses-Alpes ; montagnes de Provence (Lagne près Ampus, bois de Marges, etc. ; Mont Ventoux ; Alpes-Maritimes).

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