C'est une plante de 5 à 20 cm, remarquable par ses fleurs d'un blanc de lait à gorge jaune, dont la corolle a les lobes échancrés. La floraison a lieu depuis le mois de juin jusqu'au mois d'août dans les hautes altitudes des Alpes et du Jura, où la plante croît dans les pelouses ou sur les rochers. Les tiges florifères sont grêles, allongées, sans poils ou presque sans poils ; d'autres tiges, moins allongées et moins grêles, couvertes de petits poils, se terminent par une rosette de feuilles analogue à la rosette qui se trouve à la base de la tige florifère.
Les feuilles sont étroites et allongées, peu aiguës au sommet, vertes, sans poils sur les faces, parfois ciliées. Les fleurs, rarement solitaires, sont groupées par 2 à 5 comme en une ombelle simple, lâche, à pédoncules inégaux qui ont 6 à 9 fois la longueur des bractées de l'involucre lorsque les fleurs sont épanouies. Le calice est sans poils, à divisions ovales et aiguës au sommet, vertes ; la corolle mesure de 7 à 10 millimètres de largeur et ses lobes échancrés au sommet sont un peu en forme de cœur. Le fruit mûr est à peine plus court que le calice persistant qui l'entoure.
C'est une plante vivace, gazonnante, qui se perpétue et se multiplie par la division de ses tiges souterraines.
Noms vulgaires. En italien : Gelsomino-di-montagna.
Usages et propriétés. Cultivé comme plante ornementale ; il est préférable de l'exposer au Nord ou à l'Ouest. A été employé autrefois contre l'épilepsie ; est utilisé, en Sibérie, contre les maladies de vessie.
Distribution. Préfère les sols calcaires, surtout dans les Alpes françaises ; ordinairement limité à la zone alpine. France : rare ; dans les parties élevées du Jura et dans les Alpes du Dauphiné. Suisse : Jura suisse, Alpes de Fribourg, chaîne du Stockhorn.
Europe : France, Suisse, Europe centrale, Dalmatie, Bosnie.