Les plantes que l'on peut réunir sous ce nom croissent dans les montagnes, où elles épanouissenl en avril et mai leurs fleurs blanches, d'un blanc un peu, jaunâtre ou d'un blanc-rosé, avant que les feuilles de la base ne soient développées. La tige fleurie a environ 20 à 60 cm, mais les feuilles peuvent devenir beaucoup plus grandes et, en été, elles prennent un aspect décoratif, caractéristique de certains paysages de montagne, surtout au bord des torrents, des cours d'eau, dans les bois humides et sur les rochers.
Les feuilles de la base sont, au moins lorsqu'elles sont encore jeunes, d'un beau blanc-cotonneux en dessous. Les plants dont les capitules comprennent surtout des fleurs stamino-pistillées ont des capitules portés sur un rameau tellement court qu'il est à peine distinct. Dans les divers capitules, les fleurs staminées sont très étroites et comme coupées obliquement dans leur partie supérieure. Il y a dans certains capitules des fleurs qui ont les étamines relalivement plus développées que le style, et qui, à la base de ce dernier, présentent un renflement nectarifère plus volumineux et ovoïde. (On désigne quelquefois ces fleurs particulières sous le nom de « fleurs à miel »). On peut aussi en observer qui offrenl ce même caractère du développement, du nectaire parmi les fleurs pistillées.
Ce sont des plantes vivaces, à tige fleurie dressée, à tige souterraine non aromatique, perpétuant et multipliant la plante par ses divisions. Le type principal a les fleurs d'un blanc un peu jaunâtre sur les pieds ayant surtout les fleurs pistillées, et blanches sur les pieds ayant des fleurs surtout stamino-pistillées, les feuilles de la base à contour général presque arrondi dont le fond de l'échancrure n'est pas entouré par une nervure et les bords du limbe, dans la partie où ils limitent l'échancrure, deviennent presque parallèles au pétiole ; ces feuilles sont d'abord blanches-cotonneuses en dessous, puis poilues-grisâtres lorsqu'elles sont âgées.
Noms vulgaires. En français : Tussilage-blanc, Bravasse. En allemand : Weisse-Pestwurz, Wilde-Neuncraft, Weisse-Gaiskröpf. En italien : Parferugio-bianco. En anglais : White-colt's-foot, Butter-bur.
Usages et propriétés. Cultivé comme plante ornementale, particulièrement la sous-espèce Petasites niveus. Les fleurs sont visitées par les abeilles qui choisissent, dans les capitules, les « fleurs à miel » dont le nectaire est plus développé que dans les autres fleurs. Les feuilles sont expectorantes. La plante, surtout la tige souterraine, renferme de l'inuline.
Distribution. Préfère les terrains siliceux dans les Vosges et, au contraire, préfère souvent les terrains calcaires dans les Alpes. Peut s'élever, dans les Alpes, jusqu'à 2.200 m. d'altitude ; descend parfois jusqu'à 800 m. et, dans le Jura, se trouve assez souvent au-dessous de la zone des sapins, dans la région des vignes. France : Vosges, Jura, Bugey, Forez, Cévennes, Corbières, Alpes (assez rare dans les Alpes-Maritimes) : très rare dans l'Aveyron (montagnes de l'Aubrac). Suisse : commun (surtout le type principal).
Europe : Pyrénées espagnoles, France (non signalé dans les Pyrénées françaises), Suisse, Europe centrale et occidentale : partie méridionale de la Péninsule Scandinave.
On a décrit une sous-espèce de cette espèce et un hybride entre le type principal et la sous-espèce. Cette sous-espèce est la suivante :
P. niveus Baumg. (P. à feuilles d'un blanc de neige).
Fleurs toujours blanches ; feuilles de la base à contour général presque en triangle, dont le fond de l'échancrure est bordé par une nervure et dont les bords du limbe forment un angle plus ou moins ouvert autour du pétiole en dessinant l'échancrure ; feuilles restant, ordinairement toujours d'un beau blanc de neige en dessous. (Jura, Alpes).