Myrtaceae - - Myrtacées

Un seul genre décrit : Myrtus   >>>

Du genre type Myrtus.
Les plantes de cette Famille ont des fleurs régulières dont le calice est soudé à l'ovaire sauf à la partie supérieure ; les étamines sont nombreuses. L'ovaire est terminé par un seul style surmonté d'un seul stigmate ; il est divisé en loges contenant chacune de nombreux ovules. La graine mûre est sans albumen.
Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles entières, sans stipules.
On a décrit 2.750 espèces de cette Famille, habitant presque toutes les contrées chaudes du globe.

Remarque : C'est à cette famille qu'appartient le genre Eucalyptus (Gommier), comprenant des arbres qui croissent presque tous en Australie et dont plusieurs espèces ont été introduites dans la Région méditerranéenne où même s'y trouvent parfois presque naturalisées.
On reconnaît facilement ce genre à ce que le calice et la corolle sont soudés ensemble de façon à former au-dessus des étamines nombreuses une sorte de couvercle solide qui se détache au moment de l'épanouissement de la fleur. Les feuilles normales opposées, ou rarement verticillées par trois, ne se montrent que lorsque l'arbre est très jeune ; plus tard les feuilles sont alternes, leur limbe ne se développe pas et est remplacé par le pétiole aplati comme un limbe, dans un plan passant par la branche qui les supporte.
L'espèce la plus souvent cultivée est l'Eucalyptus globulus Labill. C'est un grand arbre dont les fleurs sont munies, avant leur épanouissement, d un couvercle déprimé et non pointu en son milieu, et sont groupées par 2 ou par 3 dans l'inflorescence ; dont les fruits en forme de toupie, divisés en 5 loges, atteignent à peu près la grosseur d'une noix et dont les pétioles aplatis en faux limbe, chez l'arbre adulte, sont ovales-allongés et courbés en faux. Parmi les autres espèces acclimatées en France, on peut citer l'Eucalyptus viminalis Labill. et l'Eucalyplus rostrata Schlecht.
La première se reconnaît à ses fleurs qui sont munies, avant leur épanouissement, d'un couvercle portant une petite pointe aiguë en son milieu, et qui sont presque toujours groupées par 3 dans l'inflorescence, à son fruit, divisé en 2 à 3 loges, un peu en forme de poire, et qui atteint à peu près la grosseur d'un pois ; enfin aux pétioles des feuilles de l'arbre adulte qui sont aplatis en faux-limbe étroit, peu ou pas courbé en faux. La seconde de ces espèces est caractérisée par ses fleurs groupées, environ par 20 à 30, en ombelles simples placées à l'aisselle des feuilles ; le bouton floral présente un calice dont la partie adhérente est relativement courte et dont le couvercle offre en son milieu une petite saillie aiguë.
Ces arbres fleurissent pendant l'hiver et la fructification succède rapidement à la floraison. Leur écorce se détache en longues lames roussâtres ou plus rarement par plaques. Leur culture assainit les contrées où l'on plante ces arbres en abondance et en éloigne la fièvre. La plante est utilisée en pharmacie pour des préparations employées contre la toux : des fumigations d'Eucalyptus sont aussi usitées contre les rhumes.

AFFINITÉS DES MYRTACÉES AVEC LES AUTRES FAMILLES.
Les Myrtacées présentent quelques rapports avec les Lythrariées, car dans les deux familles le calice, non encore ouvert, a des sépales qui ne se recouvrent pas les uns les autres, l'ovaire est adhérent, les étamines, ainsi que les pétales, sont insérés sur le calice, et la graine mûre est sans albumen.

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