Rosaceae - - Armeniaca vulgaris (Lam.)

Abricotier commun

Remarque : Gaston Bonnier a préféré traiter ce genre à part.
Nous avons ajouté des liens depuis et vers le genre Prunus.
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Prunus armeniaca L.

Cet arbre, qui peut atteindre 6 à 8 mètres, est cultivé, et parfois subspontané, dans toute l'étendue de notre Flore. Ses fleurs blanches, quelquefois rosées s'épanouissent dès le mois de février ou de mars et égaient déjà les vergers à la fin de l'hiver ; ses fruits mûrissent en juillet.
On reconnaît cette espèce à ses fleurs insérées isolément ou par deux, à ses feuilles dont le limbe est ovale ou ovale-arrondi, terminé au sommet en une pointe aiguë ; ces feuilles sont doublement dentées, sans poils et luisantes sur leur face supérieure. Le calice est d'une couleur rougeâtre. Les fruits sont de couleur jaune ou jaune mêlé de rouge, plus rarement rouges. C'est un arbre à cime arrondie et à rameaux tortueux ; il peut se multiplier par des bourgeons adventifs qui se produisent sur les racines. (On a signalé plusieurs anomalies de cette espèce, telles que fleurs à plusieurs carpelles, fleurs à sépales transformés en pétales, etc.).

Noms vulgaires. En français : Abricotier. En allemand : Echte-Aprikose, Aprikose, Apricosebaum. En flamand : Abrikose-boom. En italien : Meliaco, Albercocco. En anglais : Apricot, Apricot-tree, Moon-of-the-faithful.

Usages et propriétés. Les fruits sont consommés à l'état frais, en confitures, en compotes, en conserves ou en pâtes. Les principales variétés cultivées en Europe sont les suivantes : « Alberge » à fruits peu colorés ; « Commun» à chair jaune parfumée, cultivé surtout aux environs de Lyon et en Auvergne pour la fabrication des « pâtes d'abricot de Clermont », « Gros de la Saint-Jean », « Rouge-hâtif », « Orange », « Pêche ». « Blanc-commun », etc. Il existe aussi de nombreuses variétés américaines : « Breda », « Kaisha », « Large-red », etc. Les graines sont quelquefois employées en parfumerie pour remplacer les amandes amères. Les fleurs produisent entre les pétales et l'ovaire, par des minimes entonnoirs creusés dans le tissu nectarifère, des gouttelettes de nectar qui s'accumulent et fournissent un liquide sucré qui est recherché par les abeilles. Les fruits renferment du saccharose, de la dextrine et du sucre interverti, des acides citrique, vinique, malique et salicylique. Les graines conliennenl une huile grasse spéciale (huile d'abricot), un glucoside l'amygdaline et une diastase l'émulsine (pour l'action de ces deux corps en présence de l'eau, produisant de l'essence d'amandes amères et de l'acide cyanhydrique (acide prussique), voir Amygdalus communis). Vénéneux par ses graines.

Distribution. Originaire de l'Asie centrale ou de Chine, d'où il a du être importé en Perse et en Arménie, puis à Rome au temps de Pline, et ensuite dans le reste de l'Europe. Peul se cultiver à une altitude un peu plus grande que la limite supérieure de la culture de la Vigne. France, Suisse et Belgique : cultivé et parfois subspontané.
Europe : cultivé presque partout. Hors d'Europe : Asie centrale et orientale ; cultivé dans la plupart des contrées tempérées.

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