Fabaceae - - Ononis repens (L.)

Ononis rampant

Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Ononis spinosa L.

Les plantes d'aspects différents que l'on peut grouper sous ce nom général croissent aux bords des chemins, dans les champs, les pâturages arides, les prairies des montagnes, sur les coteaux, dans les sables maritimes, où elles épanouissent leurs fleurs roses (rarement blanches) depuis le mois d'avril jusqu'au mois de septembre. Les tiges ont une longueur qui varie de 10 à 80 cm. Toutes ces plantes sont plus ou moins ligneuses et à tiges souterraines développées. Les fleurs sont le plus souvent isolées à l'aisselle des feuilles ; celles-ci sont à trois folioles, sauf celles avoisinant les fleurs qui n'ont qu'une foliole, la forme de cette foliole unique étant semblable à celle des folioles des feuilles inférieures. L'ensemble des fleurs et des feuilles à une foliole forme comme une sorte de grappe feuillée plus ou moins allongée. Les pédoncules sont plus courts que le tube du calice. Le fruit dépasse peu le calice, lui est égal ou même est plus court.
Ce sont des plantes vivaces qui se perpétuent et se multiplient par la division de leurs tiges souterraines. (On trouve quelquefois des exemplaires dont les fleurs sont verdies ; d'autres fois les fleurs ont l'étendard divisé en deux.)

Noms vulgaires. En français : Arrête-bœuf, Bugrane-rampant, Tandon, Bougrande, Bugrate. En allemand : Hauhechel, Aglarkraut, Weiberkrieg, Stinkhechel, Harnkraut, Ochsenbrech. En flamand : Stalkruid. En italien : Bonaga, Bulimacola, Bulimaca, Aronide, Arresta-bue, Intriga-erbe, Remora-aratro, Vilomacola. En anglais : Rest-harrow, Cammock, Petty-whinne, Ground-furze.

Usages et propriétés. Les rameaux frais, surtout chez les formes peu épineuses ou non épineuses, sont broutées par les animaux. A l'état sec, mêlé au foin, les formes épineuses sont dangereuses pour les bestiaux à cause de leurs épines, d'où le nom vulgaire d' « arrête-bœuf ». Les fleurs ne produisent généralement pas de nectar et ne sont visitées par les abeilles que pour le pollen. Les racines sont apéritives, diurétiques, employées contre le rhume, l'hydropisie, etc. Ces racines renferment un glucoside l'ononine et un alcool l'onocol, ainsi que de l'acide citrique, un peu de substance grasse et une huile essentielle.

Distribution. Préfère souvent les terrains argilo-calcaires ; ne s'élève guère à plus de 1.500 m. d'altitude, sur les diverses montagnes. France, Suisse et Belgique : commun ou assez commun.
Europe : presque toute l'Europe. Hors d'Europe : Sud-Ouest de l'Asie ; Nord de l'Afrique ; naturalisé aux environs de New-York.

On a décrit 3 sous-espèces dont l'ensemble constitue cette espèce ; on a décrit aussi 3 races et 7 variétés de cette espèce. Les trois sous-espèces et les trois races sont les suivantes :

O. procurrens Wallr. (O. étendu).
Les races que l'on peut grouper sous ce nom ont comme caractères communs d'avoir des tiges couchées, rampantes, et rameuses, portant à leur base des racines adventives, et aussi d'avoir le fruit mûr plus court que le calice. Cette sous-espèce est formée par l'ensemble des trois races suivantes.

0. arvensis Lightf. (O. des champs).
Plante à odeur désagréable, à feuilles poilues-glanduleuses ; folioles ordinairement beaucoup plus longues que larges ; fruit mûr nettement plus court que le calice rameaux non épineux ou transformés en épines faibles ; fleurs d'environ 15 à 20 mm. de longueur. (Commun).

O. occidentalis Lange (O. occidental).
Plante à tiges rampantes à leur base, qui, ainsi que les feuilles, sont souvent très couvertes de poils, à rameaux épineux ou plus souvent non épineux ; folioles en général très arrondies au sommet, ne dépassant pas ordinairement 6 mm. de longueur et n'étant pas beaucoup plus longues que larges ; fruit mûr presque égal au calice ; fleurs de 7 à 14 mm. de longueur. (Sables maritimes de l'Océan, de la Manche et de la Mer du Nord).

O. caduca Vill. (O. caduc).
Tiges rampantes à leur base ; folioles ne dépassant pas ordinairement 7 mm. de longueur et étant presque aussi larges que longues ; fruit mûr nettement plus court que le calice ; celui-ci a des divisions qui ont presque deux fois la longueur du tube du calice ; fleurs de 6 à 12mm.de longueur, disposées par 3 ou plus rarement par 4 au sommet des rameaux. (Alpes, où il est très rare : environs de Mont-Dauphin et de Lus-la-Croix-Haute).

O. campestris Koch et Ziz. (O. champêtre).
Tiges souterraines courtes, sans rameaux rampants, tiges fleuries dressées dès leur base, à rameaux épineux, portant le plus souvent une ligne de poils disposée dans le sens de la longueur ; fleurs de 15 à 20 mm. de longueur ; corolle ayant environ deux fois la longueur du calice ; folioles ne dépassant pas 12 mm. de longueur. Fruit mûr aussi long ou presque aussi long que le calice. (Commun en général, sauf dans l'Ouest de la France où il est très rare).

O. antiquorum L. (O. des anciens).
Tiges rampantes sur une grande partie de leur longueur, plus ou moins en ligne brisée, couvertes en général de poils glanduleux, à rameaux transformés en épines très dures ; fleurs de 6 à 9 mm. de longueur ; fruit mûr aussi long ou presque aussi long que le calice. (Littoral de la Méditerranée et contrées avoisinantes, jusqu'en Vaucluse).

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