Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Xolantha guttata (L.) Rafin.
Cette espèce est facile à reconnaître à sa tige herbacée, à sa racine grêle et à ses fleurs jaunes qui ont des pétales ayant presque toujours une tache d'un brun violacé à leur base.
La plante, dont la taille varie de 5 à 60 cm., fleurit de mai en août dans les endroits sablonneux et sur les coteaux dans une grande partie de notre Flore. Dans beaucoup de localités, elle croît en masse dans les sables et n'épanouit que le matin ses fleurs éphémères dont les pétales tombent très facilement et jonchent ensuite le sol au pied des plantes. On reconnaît encore cette espèce aux sépales velus et peu aigus, ainsi qu'à ce fait que lorsque la plante fleurit, elle n'a pas de rosette de feuilles à sa base ; les feuilles sont allongées et vertes ; celles du bas de la plante sont sans stipules.
C'est une plante annuelle dont les graines germent à l'arrière-saison, produisant alors une rosette de feuilles qui demeure pendant l'hiver ; au printemps, une tige à entre-nœuds allongés se développe au centre de la rosette de feuilles ; celle-ci est flétrie quand la plante fleurit. En certains cas, il se produit des rosettes latérales sur de courts rameaux nés à l'aisselle des feuilles de la rosette primitive.
Noms vulgaires. En français : Grille-midi, Hélianthème-laché. En allemand : Sonnenkraut. En flamand : Zonnekruid.
Usages et propriétés. Cette espèce présente une exception parmi les Cistinées, dont les fleurs ne produisent ordinairement aucun nectar : l'Helianthemum guttatum est parfois abondamment visité par les abeilles qui vont y recueillir le nectar qui se produit, le matin seulement, au fond de la fleur. Dans les Landes, par exemple, les abeilles visitent beaucoup les fleurs de cette espèce, avant 10 heures du matin.
Distribution. Préfère les terrains siliceux ; ne s'élève pas sur les montagnes. France : dans une grande partie de la France ; ordinairement très abondant dans les localités où il se trouve ; très rare en certaines régions, telles que le Cantal.
Europe : Portugal, France, Espagne, Région méditerranéenne d'Europe. Hors d'Europe : Nord de l'Afrique, Iles Canaries.
On a décrit 3 races, 5 variétés et 1 sous-variété de cette espèce. Les plus remarquables sont les suivantes :
Variété immaculatum Bréb. (sans taches).
Pétales entièrement jaunes, sans tache d'un brun violacé. (Cà et là, peu commun).
H. vivianii Poil. (H. de Viviani).
Plante glanduleuse dans sa partie supérieure ; pédoncules presque sans poils ; les 2 sépales extérieurs plus petits, sont glanduleux, ciliés, obtus. (Vosges, Centre, Région méditerranéenne).
H. plantagineum Pers. (H. Faux-Plantain).
Feuilles inférieures elliptiques, beaucoup plus grandes que les supérieures ; les 2 sépales extérieurs, velus et ciliés, sont à peine plus courts que les 3 sépales intérieurs, et sont le plus souvent un peu aigus au sommet. (Rare : Environs de Nice ; environs de Sorède dans les Pyrénées-Orientales).
H. littorale Rouy et Foucaud (H. du littoral).
Les 2 sépales extérieurs ont environ la moitié de la longueur des 3 sépales intérieurs, et sont obtus au sommet ; pétales le plus souvent bordés de très petites dents ; plante d'un vert cendré, se ramifiant ordinairement dès la base. (Côtes de l'Océan et de la Manche).