C'est un arbrisseau de 60 cm. à 1m,10 de hauteur qui est très répandu dans les taillis, sur les coteaux et dans les garrigues du Midi de la France. Les fleurs blanches, à pétales souvent tachés de jaune à leur base, qui s'épanouissent en avril, mai et juin, n'ont que de 2 à 4 cm. de largeur et leur calice a moins d'un centimètre de longueur. Ces fleurs sont ordinairement groupées par 4 à 10 et placées d'un même côté sur la grappe. L'arbrisseau, très odorant, a des rameaux visqueux à leur extrémité, velus, à feuilles beaucoup plus longues que larges et enroulées en dessous sur les bords. Les sépales, au nombre de cinq dont les deux extérieurs plus grands, sont très velus et un peu en forme de cœur renversé, à leur base. Les fruits sont presque sans poils, seulement un peu velus au sommet. C'est un arbrisseau rameux et touffu, qui ne produit pas de rejets à sa base ; son écorce est brune.
Noms vulgaires. En français : Mougé, Mouché, Massugue, Couquin. En italien : Cisto, Scornabecco, Tignamica, Brentine, Imbrentano, Mustio, Pisciacane, Rimbrentine.
Usages et propriétés. Parfois cultivé comme plante ornementale.
Distribution. Très répandu, sur de grandes étendues dans les terrains arides de la France méridionale, cet arbrisseau contribue souvent à donner un aspect de maquis spécial aux paysages de ces régions ; ne s'élève pas à une grande altitude sur les montagnes, parfois cependant jusqu'à 1.200 m. dans les Alpes-Maritimes. France : Région méditerranéenne, Languedoc, s'étend jusque près de Moissac, dans le Sud-Ouest.
Europe : Région méditerranéenne d'Europe. Hors d'Europe : Ile de Chypre, Nord de l'Afrique, Iles Canaries.
On a décrit 2 variétés et une race de cette espèce.
On a décrit aussi 10 hybrides de premier et de deuxième ordre de cette espèce avec les espèces Cistus albidus ; C. crispus ; C. ladaniferus et C. laurifolius.
Parmi les hybrides avec l'espèce C. albidus, l'un a été décrit en partie comme non hybride, c'est le Cistus Pouzolzii Del., espèce très rare, signalée dans le Gard et l'Aveyron. Cette plante a des pétales blancs, tachés de jaune à la base, plus courts que les sépales ou les dépassant à peine ; les sépales poilus, blanchâtres sur le dos, poilus aussi intérieurement et sur les bords ; les feuilles sont ondulées, crispées sur les bords et rugueuses, sans pétiole, et les tiges ont une teinte rougeâtre.
Parmi les hybrides avec l'espèce C. laurifolius, on a décrit quelquefois comme non hybride, le Cistus Ledon Lam. qui se distingue du Cistus monspeliensis par les feuilles voisines des fleurs qui sont élargies et embrassantes dans leur partie inférieure et par ses feuilles situées plus bas qui sont presque pétiolées avec une gaine à leur base. On trouve, assez rarement, cette plante dans le Languedoc et les Pyrénées-Orientales.