Ranunculaceae - - Anemone pulsatilla (L.)

Anémone pulsatille

Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Pulsatilla vulgaris Miller

Les plantes que l'on peut réunir sous ce nom se trouvent dans les prés secs, les bois, sur les coteaux, dans les pâturages, et épanouissent de mars en mai dans les plaines, et en juin ou juillet dans les montagnes, leurs grandes fleurs velues en dehors. Ces plantes ont de 10 à 40 cm. de haut. Toutes leurs feuilles sont poilues, divisées en segments étroits, en lanières ou presque en lanières ; l'involucre, à feuilles sans pétiole, est divisé en lanières étroites ; la fleur présente 6 sépales colorés ; le fruit est formé de carpelles à long style persistant et plumeux. La tige souterraine, épaissie, porte les débris des feuilles de l'année précédente à la base des tiges fleuries, et forme, dès le printemps, de nouvelles rosettes de feuilles au milieu desquelles naîtront les tiges fleuries de la saison suivante. On reconnaît le type principal de cette espèce à ses feuilles poilues mais non complètement velues-soyeuses, divisées en lanières très étroites, souvent de 1 à 3 mm. de largeur, à ses fleurs violettes ou d'un violet rougeâtre, ordinairement d'une teinte lilacée lorsqu'on regarde les sépales par transparence.

Noms vulgaires. En français : Pulsatille, Coquelourde, Coquerelle, Fleur-de-Pâques, Fleur-aux-dames, Herbe-au-vent. En allemand : Kuhschelle, Mutterblume. En flamand : Wildemans-kruid. En italien : Pulsatilla, Erba-del-diavolo. En anglais : Pasque-flower.

Usages et propriétés. Cultivée comme plante d'ornement dans les rocailles et les terres calcaires; on en a obtenu plusieurs variétés horticoles. Le tissu du réceptacle, et souvent aussi les étamines extérieures transformées, sont riches en substances sucrées ; bien qu'il n'y ait pas de gouttes de nectar, on voit quelquefois les abeilles plonger leur trompe pour aspirer le liquide sucré intérieur de ces tissus. La plante est très acre et très irritante quand elle est fraîche ; lorsqu'on l'absorbe, elle trouble la respiration et précipite les mouvements du coeur (d'où son nom de Pulsatille) : la Pulsatille a été autrefois employée en applications externes et en infusion contre la paralysie, les maladies de la peau et la coqueluche. On en extrait le "camphre d'anémono" ou "camphre de Pulsatille". Vénéneux.

Distribution. L'espèce type préfère les terrains calcaires ; mais croît aussi sur le grès et le sable siliceux ; ne s'élève guère au delà de 800 m. d'altitude. France : assez commun, sauf dans la Région méditerranéenne ; rare dans le Nord de la France. Suisse : çà et là. Belgique : très rare (Régions houillière et jurassique).
Europe : presque partout, sauf la Région méditerranéenne. Hors d'Europe : Sibérie.

On a décrit 5 sous-espèces, 4 races et 3 variétés de cette espèce. Les principales sous-espèces sont les suivantes :

Anemone halleri All. (Anémone de Haller).
Plante entièrement velue soyeuse, d'un blanc argenté ; sépales lilas sur les deux faces ; feuilles à divisions de plus de 2 mm. de largeur, en général. (Alpes, de 1.300 à 2.100 m. d'altitude, environ).

Anemone montana Hoppe (Anémone des montagnes).
Sépales d'un violet très foncé, noirâtres, rougeâtres par transparence ; feuilles dont les divisions principales, elles-mêmes très divisées, ont un pétiole allongé ; les dernières divisions ont ordinairement plus de 3 mm. de largeur (Alpes de Briançon ; montagnes des vallées de la Durance, de la Drôme. Montagnes du Tessin, des Grisons, du Valais).

Anemone pratensis L. (Anémone des prés).
Sépales bruns en dedans, souvent d'un violet bleuâtre en dehors ; tige très velue au-dessus de l'involucre. (Auvergne, Alpes méridionales).

Anemone rubra Lam. (Anémone rouge).
Sépales d'un brun rouge ; fleurs penchées ou inclinées. (Çà et là dans l'Ouest, le Centre, le Midi ; rare dans le Sud-Est).

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