Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Pteridium aquilinum (L.) Kuhn famille : Dennstaedtiaceae
Cette grande plante, qui peut atteindre 2 mètres de hauteur et parfois davantage, est commune dans les bois, les champs, les pacages, les landes et les bruyères.
Les feuilles sont coriaces, ovales-triangulaires dans leur pourtour général, 2 ou 3 fois complètement divisées et pourvues d'un long et robuste pétiole sans écailles, brun-noirâtre dans le bas, qui montre, si on le sectionne obliquement, une sorte d'aigle impériale. Les divisions principales sont grandes, oblongues-triangulaires dans leur ensemble, munies de pétiole et opposées. Les divisions secondaires et (dans la partie inférieure de la feuille) les divisions de troisième ordre sont triangulaires-lancéolées, plus ou moins profondément divisées en très nombreux lobes oblongs ou presque triangulaires, velus en dessous, obtus ou un peu arrondis dans le haut et réunis par la base. Les sporanges naissent du mois de juin au mois d'octobre sur le bord des lobes entre 2 minces et étroites membranes blanchâtres et ciliées, disposées contre la face inférieure.
C'est une espèce vivace à tige souterraine robuste, longuement et profondément rampante, produisant des feuilles espacées. (On a observé des anomalies de cette espèce : feuilles une ou plusieurs fois fourchues ; feuilles présentant des divisions principales ou secondaires fourchues ; pousses adventives nées sur les feuilles ; prothalles et filaments verts développés à la place des sporanges).
Noms vulgaires. En français : Aquiline, Grande-Fougère, Fougère-impériale, Porte-aigle, Aigle-impériale. En anglais : Adder-Spit, Common-Brake, Eagle-Fern, Royal-Bracken. En allemand : Adlerfarn, Flügelfarn, Saumfarn, Grosser-Waldfarn. En flamand : Adelvaren, Adelaarsvaren, Adderkruid, Randvaren. En italien : Felce-aquilina, Felce-da~ricotte, Felce-capanajja.
Usages et propriétés. Les feuilles servent à faire des paillasses pour les enfants, mais sont surtout utilisées pour faire de la litière. La tige souterraine est parfois employée pour falsifier celle de la « Fougère mâle ».
Distribution. Croît dans les terrains siliceux ; ne s'élève pas à une altitude importante dans les montagnes. France, Suisse et Belgique : très commun en général.
Europe, et hors d'Europe : presque tout le Globe en dehors des régions désertiques et des régions polaires.
On a décrit 2 variétés de cette espèce. Ce sont les suivantes :
Variété umbrosa Luerss. (de l'ombre).
Feuilles sans sporanges, minces, à divisions plates plus ou moins crénelées ou ondulées au bord. (Extrêmement rare en France à Lathus dans le département de la Vienne et rare en Suisse).
Variété osmundacea Rouy (à aspect d'Osmonde).
Feuilles plus courtes, à divisions larges, brièvement lobées dans la partie inférieure, presque entières dans la partie supérieure, obtuses au sommet. (Rare).