Cette plante d'un vert clair, de 50 à 80 cm de hauteur, croît dans les bois des contrées montagneuses, où elle épanouit ses fleurs d'un blanc argenté pendant les mois de juin, juillet et août.
Les feuilles très allongées, longuement atténuées en pointe, sont plates, larges de 3 à 5 millimètres et bordées de longs poils blancs. Les fleurs, qui mesurent de 5 à 6 millimètres de longueur, sont disposées en une grappe un peu en forme de corymbe, rameuse et dense, à rameaux principaux longs et dressés, à ramuscules plus courts, étalés-dressés, portant chacun un groupe de 5 à 15 fleurs. Cette grappe est fortement dépassée par les bractées semblables aux feuilles qui partent de sa base. Les sépales sont d'un tiers plus courts que les pétales, les uns et les autres ovales-allongés, aigus. Les anthères des étamines sont aussi longues que les filets. Le fruit est ovoïde, à 3 angles, surmonté d'une très petite pointe et il atteint presque la longueur des sépales.
C'est une espèce vivace, à tiges dressées, à tige souterraine produisant des rejets qui perpétuent la plante.
Noms vulgaires. En français : Jonc-blanc-des-montagnes. En anglais : Snowy-Rush. En allemand : Weisse-Binse, Bergbinse, Schneemarbel, Geissmarbel. En flamand : Wittbloemig-gras. En italien : Erba-Lucciola-bianca.
Distribution. S'élève jusqu'à 2.000 mètres d'altitude dans les Alpes ; la sous-espèce Luzula albida croît dans les terrains siliceux ou argileux. France : très rare dans le Jura (Revigny près Lons-le-Saunier, Saint-Amour, Loisia) ; rare dans le Bugey, les Monts du Beaujolais et du Lyonnais ; assez commun dans les Alpes, les Monts du Forez, les Monts d'Auvergne, les Cévennes, les Pyrénées. Suisse : çà et là, assez commun (manque dans les cantons de Neufchâtel, Berne, Soleure, Bâle, Schaffhouse).
Europe : Centre et Sud de l'Europe.
Ou a décrit 2 sous-espèces, 5 variétés et 4 sous-variétés de cette espèce. Les 2 sous-espèces sont les suivantes :
L. albida DC. (L. blanchâtre)
Feuilles plates, larges de 3 à 5 millimètres ; fleurs d'environ 3 millimètres de longueur, d'un blanc sale, réunies par petits groupes de 2 à 6, formant une grappe rameuse et lâche, à rameaux très étalés, accompagnée de bractées semblables aux feuilles et ayant à peu près sa longueur ; sépales à peine plus courts que les pétales ; étamines à anthère presque 3 fois longue comme le filet. (Nord et Est de la France (commun en Alsace-Lorraine) ; très rare en Bourgogne ; çà et là dans le Jura ; très rare dans le Languedoc (Ardèche et Aude) ; rare dans les Pyrénées-Orientales et les Alpes-Maritimes. Suisse : çà et là. Belgique : assez commun en général, mais rare dans la Région hesbayenne).
L. pedemontana Boiss. et Reut. (L. du Piémont)
Feuilles de la base roulées en long et presque filiformes ; feuilles espacées sur la tige, plates, larges de 3 millimètres au plus, les supérieures extrêmement étroites ; fleurs longues d'environ 4 millimètres, en petits groupes de 2 à 6 disposés en une grappe rameuse assez lâche, un peu en forme de corymbe, à rameaux étalés-dressés ; bractée filiforme et à peu près de la longueur de la grappe ; sépales et pétales égaux ; étamines à anthère ayant presque 3 fois la longueur du filet. (Alpes-Maritimes).