Asphodelaceae - - Asphodelus albus (Miller)

Asphodèle blanc

Cette grande plante, qui dépasse parfois 1 mètre de hauteur, se rencontre en France dans le Centre, l'Ouest, le Sud-Ouest, les Alpes et les Pyrénées, et en de rares contrées de la Suisse. On la trouve dans les endroits arides, les landes, les pâturages et les bois où elle épanouit ses fleurs blanches, parfois rosées, à nervures verdâtres, brunâtres ou rougeâtres, depuis le mois de mai jusqu'au mois de juillet.
Les feuilles sont d'un vert à peine glauque, longues, raides, aiguës au sommet, larges de 10 à 16 millimètres, un peu en gouttière en dessus et munies d'une carène en dessous. Les fleurs, de 15 à 20 millimètres de longueur, sont disposées en une longue grappe assez dense, souvent simple, parfois un peu rameuse à la base. Les bractées sont brunes et ordinairement plus courtes que les pédoncules portant les fruits. Ceux-ci, plus courts que leurs pédoncules, arrondis ou ovoïdes, d'un vert terne et foncé, puis brunâtres lorsqu'ils sont secs, mesurent de 7 à 15 millimètres de longueur et montrent des rides transversales plus ou moins nombreuses.
C'est une plante vivace par sa tige souterraine courte qui porte des racines renflées en tubercules allongés.

Noms vulgaires. En français : Poireau-de-chien, Bâton-royal, Bâton-blanc. En anglais : Asphodel, King's-spear. En allemand : Weisser-Affodill, Kaiseraffodill, Königsscepter, Peitschenstock. En flamand : Witte-Affodil. En italien : Asfodillo, Porraccio. Usages et propriétés. Les tubercules, bourrés d'amidon, ont servi à faire du pain en temps de disette et sont encore employés à fabriquer de l'alcool.

Distribution. Ne s'élève pas à une altitude très importante dans les montagnes ; la race Asphodelus subalpinus atteint 2.000 mètres d'altitude dans les Alpes. France : assez commun dans une partie du Centre ; commun en général dans l'Ouest, mais assez rare dans le Nord de la Bretagne ; çà et là dans le Sud-Ouest ; Alpes et Pyrénées dans les parties basses. Suisse : rare ; Tessin, Valais.
Europe : Sud de l'Europe.

On a décrit 2 sous-espèces, 2 races et diverses variétés de cette espèce ; on a aussi décrit 1 hybride entre les 2 sous-espèces (Asphodelus Chambeironi Jord.). Les sous-espèces et les races sont les suivantes :

A. subalpinus G. G. (A. subalpin)
Feuilles d'un vert glauque ; fleurs grandes (environ 2 cm de longueur), en grappe simple et très serrée ; bractées brunâtre », plus longues que les pédoncules des fruits qui sont dressés contre l'axe de la grappe ; fruits d'un vert clair et ternes, grisâtres lorsqu'ils sont desséchés. (Plateau Central, Alpes et Pyrénées).

A. arrondeaui Lloyd (A. d'Arrondeau).
Feuilles assez molles, à peine glauques ; fleurs le plus souvent rosées, en grappe très compacte, à bractées d'un brun foncé ; fruits arrondis brun-clairs et luisants, puis gris-foncés dès qu'ils sont secs, aussi longs que leurs pédoncules (Bretagne).

A. cerasifer Gay (A. à fruits de la taille d'une cerise)
Feuilles de 18 à 40 millimètres de largeur ; fleurs longues de 20 à 24 millimètres, en grappe peu serrée, parfois simple, le plus souvent rameuse ; bractées d'un roux-clair ; fruits fauves, puis gris-jaunâtres lorsqu'ils sont secs, presque globuleux, arrondis ou un peu déprimés à la base, mesurant de 15 à 22 millimètres et plus longs que leurs pédoncules. (Savoie, Dauphiné, Région méditerranéenne) .

A. microcarpus Viv. (A. à petits fruits)
Feuilles un peu glauques de 18 à 40 millimètres de largeur ; fleurs d'environ 1 cm et demi de longueur, en grappe dense et très rameuse, à ramifications plus ou moins étalées-dressées ; bractées d'un roux-clair ; fruits fauves, puis grisâtres lorsqu'ils sont desséchés, petits (6 à 8 millimètres de longueur), ovoïdes, atténués à la base, bien plus courts que leurs pédoncules ; plante atteignant jusqu'à 1 m 50 de hauteur. (Roussillon, Provence et Alpes-Maritimes).

Retour Asphodelus    >>>

Retour accueil    >>>

Glossaire    >>>