Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, classe ces deux genres dans la famille des Campanulaceae.
Du genre type Lobelia.
Les plantes de cette famille sont remarquables par leurs cinq pétales longuement soudés entre eux et formant une corrolle irrégulière, tandis que les sépales, plus ou moins adhérents à l'ovaire, constituent un calice, presque complètement régulier. La corolle s'accroît et persiste après la floraison, ainsi que le calice. Les étamines, au nombre de cinq, sont entièrement soudées entre elles par leurs filets et leurs anthères, mais non adhérentes à la corolle ; leur ensemble apparaît ainsi comme une sorte de tube à travers lequel passe le style terminé par un stigmate divisé ou non en deux. Le fruit devient sec, porte à son sommet les cinq parties libres et persistantes du calice, est divisé en deux ou trois loges contenant chacune plusieurs graines, et s'ouvre au sommet par deux ou trois valves incomplètes qui ne se prolongent pas jusqu'à la base du fruit. Les graines renferment une plantule droite entourée par un albumen charnu.
Ce sont des plantes herbacées, à feuilles alternes ou toutes à la base, entières ou dentées, sans stipules, à fleurs bleues ou lilacées, rarement blanches.
Ou a décrit environ 540 espèces de Lobéliacées qui croissent dans presque toutes les régions tempérées ou chaudes du globe.
RELATIONS ENTRE LES GENRES DE LOBELIACÉES ET AFFINITÉS AVEC LES AUTRES FAMILLES.
Les genres Lobelia et Laurentia sont très voisins l'un de l'autre par leurs fleurs à corolles irrégulières et à étamines soudées, par leurs filets et leurs anthères, en un tube traversé par le style.
Les Lobeliacées se rapprochent beaucoup des Campanulacées par la constitution générale de la fleur et certains auteurs les ont considérées comme une tribu de cette famille ; cependant, elles s'en séparent nettement par l'irrégularité de leurs fleurs et la soudure de leurs étamines entre elles. Ce dernier caractère les relie aux Composées.