Synonymes : Tamarix canariensis Wild. ; Tamarix senegalensis DC.
Cet arbre ou arbuste auquel ses nombreux ramules à très petites feuilles serrées donnent un aspect original et pittoresque orne par ses grappes de minimes fleurs roses le littoral de la Méditerranée et de l'Océan, ainsi que les rives de quelques cours d'eau peu éloignés de la mer. Il peut atteindre jusqu'à 10 mètres de hauteur ; ses fleurs se montrent de mai à juillet.
On reconnaît surtout cette espèce à ses fleurs très petites, ayant chacune moins de 2 millimètres de largeur lorsqu'elles sont épanouies, à ses feuilles étroitement blanches-membraneuses sur les bords où elles ne sont pas translucides et à ses grappes de fleurs qui ont environ 2 à 5 millimètres de largeur. Les étamines dépassent nettement la corolle et leurs anthères sont en pointe au sommet.
Ce sont des arbustes ou des arbres, à rameaux plus ou moins dressés, portant de nombreux petits ramules effilés.
Le type principal se reconnaît à ses fleurs globuleuses lorsqu'elles sont encore en boutons, aux feuilles élargies vers leur base, et au fruit graduellement rétréci de la base au sommet. (On a trouvé des exemplaires à tiges fasciées, c'est-à-dire soudées entre elles dans leur longueur, et d'autres où les fleurs présentaient un nombre variable de carpelles).
Noms vulgaires. En français : Tamarin, Tamarisque, Tamaris, Tamarin-de-France. En allemand : Französische-Tamariske, Gemeine-Tamariske. En italien : Tamarigi, Cipressina, Cipressi-salati, Tamarisco. En anglais : Tamarisk, French-Tamarisk.
Usages et propriétés. Cultivé comme arbre ou arbuste ornemental dans les jardins ou les parcs. Employé pour constituer des abris contre le vent, au bord de la mer ; dans ce but, on le plante en massifs ou en rangées en y mêlant d'autres arbustes plus largement feuillés. L'écorce de la racine est diurétique, sudorifique, apéritive et astringente ; le bois est sudorifique. La tige et les feuilles contiennent de l'élher méthylquercétihique et de l'acide gallique ; les feuilles renferment de l'aesculine.
Distribution. Ne s'élève pas à une grenade altitude sur les montagnes. France : le type principal se rencontre sur le littoral méditerranéen où il est fréquent ; on le rencontre aussi sur les rives du Rhône, depuis son embouchure jusqu'à Orange, et aux bords des cours d'eau dans la partie méridionale de la Drôme et de l'Ardèche, dans les Causses, aux environs de Carcassonne, etc. La sous-espèce Tamarix anglica croît sur le littoral de l'Océan et de la Manche jusqu'à Dunkerque ; sur le littoral de l'Océan, il est commun de Bayonne à l'embouchure de la Vilaine, puis devient moins abondant à mesure qu'on se déplace vers le Nord jusqu'à Brest ; il est rare sur les côtes septentrionales de Bretagne.
Europe : Sud-Ouest et Sud de l'Europe. Hors d'Europe : Nord de l'Afrique, Iles Canaries.
On a décrit 1 sous-espèce de cette espèce. C'est la suivante :
Tamarix anglica Webb. (Tamaris d'Angleterre).
Fleurs de forme ovoïde lorsqu'elles sont encore en boutons ; feuilles un peu moins larges vers, leur base ; fruits dont la base est ovoïde et à trois angles et dont la partie supérieure est brusquement rétrécie. (Littoral de l'Océan et de la Manche).