Hippuridaceae - - Hippuris vulgaris (L.)

Hippuris commun

C'est une plante d'aspect très particulier et facile à reconnaître par ses feuilles étroites, entières, allongées, sans pétiole et formant presque toujours, autour de la tige, des verticilles assez serrés les uns au-dessus des autres. Les tiges ont une longueur variable d'environ 10 à 80 cm., selon qu'elles se développent dans l'eau ou dans l'air, et suivant la profondeur de l'eau dans le premier cas. Les fleurs sont verdâtres et très petites, à peine visibles, lorsqu'on regarde l'ensemble de la plante.
Cette espèce peut se rencontrer ça et là dans presque toute l'étendue de notre Flore. Les fruits sont petits, ovoïdes, et surmontés non seulement par la partie libre et un peu accrue du calice, mais aussi par la base persistante du style ; leur enveloppe est un peu charnue en dehors et de consistance osseuse en dedans, formant comme une sorte de noyau. Les feuilles sont verticillées par 8 à 12, parfois par 4 ou 6 seulement. Dans les eaux courantes, elles sont quelquefois disposées en spirale au lieu d'être verticillées. Les tiges feuillées n'ont pas la même apparence suivant qu'elles se développent dans l'eau ou dans l'air ; dans le premier cas, les feuilles sont à la fois plus minces, plus allongées, plus translucides et moins fermes que lorsqu'elles évoluent dans l'air ; la tige est également plus consistante dans le second cas. Ce changement d'aspect, qui correspond à un changement interne de structure, est en relation directe avec le milieu aqueux ou aérien, car si l'on cultive cette plante dans un récipient où le niveau est maintenu exactement le même, on constate la brusque différence des deux aspects au-dessous et au-dessus de la surface de l'eau (J. Cos-tantin). Lorsque l'eau a une trop grande profondeur, la plante est entièrement submergée et ne fleurit pas.
C'est une plante vivace à tige florifères simples, plus rarement divisées en deux rameaux, partant d'une tige souterraine horizontale et de consistance spongieuse. Elle peut se multiplier quelquefois par un fragment de tige qui s'enracine et, plus rarement, par des bourgeons adventifs qui naissent sur les feuilles. (On a trouvé des exemplaires dont les fleurs présentaient 3 étamines développées).

Noms vulgaires. En français : Pesse, Pesse-d'eau, Pin-aquatiqus, Queue-de-renard. En allemand : Tannwedel, Katzen-Schtvanz. En flamand : Lidsteng. En italien : Coda-di-cavallo-acquatica. En anglais : Mare's-tail, Cat's-tail, Paddok-pipes.

Usages et propriétés. Quelquefois cultivé comme plante ornementale pour orner les pièces d'eau. Plante résolutive, employée parfois dans les affections du cœur.

Distribution. Peut se trouver dans divers lacs des montagnes jusqu'à 1.300 m. d'altitude. France : ça et là, de distribution très inégale, parfois abondant en certaines contrées ; par exemple très commun dans les parties peu élevées du bassin du Rhône, assez commun ça et là dans l'Ouest, très rare dans le Plateau central, dans la Dordogne et le Limousin ; rare dans la Sarthe, la Lorraine, la Région méditerranéenne, assez rare' dans les Alpes et dans les Pyrénées ; assez rare en Alsace. Suisse : assez commun. Belgique : assez rare, rare ou assez rare suivant les Régions.
Europe: presque toute l'Europe (très rare dans l'Europe méridionale. Hors d'Europe : Nord et Ouest de l'Asie ; Amérique du Nord.

On a décrit 3 variétés et 1 sous-variété de cette espèce. La variété la plus remarquable est la suivante :

Variété maritima Koch (maritime).
Feuilles ovales, un peu allongées ou à contour elliptique ; feuilles ordinairement verticillés par 4 à 6 ; plante assez robuste. (Sables maritimes de l'Océan Atlantique et de la Manche).

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