Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Securigera varia (L.)Lassen subsp. varia
C'est une de nos plus jolies espèces sauvages qui, depuis mai jusqu'à juillet étale ses tiges sur les talus, dans les prés et les bois où elle épanouit en grande masse toutes ses couronnes de fleurs panachées de rose, de lilas, de blanc et de pourpre (rarement les fleurs sont entièrement blanches). Les tiges, couchées ou un peu redressées, peuvent avoir de 20 à 70 cm. de longueur.
On reconnaît facilement cette espèce à ses fleurs non jaunes et à ses stipules qui sont libres entre elles. Les feuilles moyennes ont 14 à 24 folioles (les feuilles supérieures peuvent n'en avoir que 11 ou même 9) ; ces folioles sont ovales, un peu épaisses, et à bordure cartilagineuse et translucide ; la paire inférieure de folioles est très rapprochée de la tige. Les stipules sont relativement très petites et étroites. Les fleurs sont groupées par 10 à 15 formant des sortes d'ombelles simples qui terminent des rameaux florifères toujours plus longs que la feuille à l'aisselle de laquelle ils sont placés. Chaque fleur mesure environ de 8 à 11 millimètres de longueur. Les fruits, souvent pendants avant la maturité, sont plus ou moins dressés lorsqu'ils sont mûrs ; ces fruits sont un peu sinueux et sont divisés en 3 à 6 articles qui ont 4 angles obtus ; chacun d'eux est terminé par une longue pointe aiguë en forme de bec. Les fruits les plus longs ont de 40 à 48 millimètres de longueur sur 2 millimètres à 2 millimètres et demi de largeur.
C'est une plante vivace, sans poils, à tiges creuses en dedans, étalées, et qui se perpétue ou se multiplie par des bourgeons nés sur les racines ; ces bourgeons adventifs apparaissent surtout sur les ramifications des racines qui s'étendent horizontalement à la surface du sol. (On a trouvé parfois des échantillons anormaux chez lesquels de petites fleurs avortées naissent en dedans du calice, à l'aisselle des sépales).
Noms vulgaires. En français : Faucille, Coronille-bigarrée, Herbe-Saint-Jean, Pied-de-galle. En allemand : Bunte-Kronwicke, Falsche-Sparcette, Kronwicke, Schaflinse. En flamand : Kroonkruid, Bontkleuirig-Kroonkruid. En italien : Vecciarini. Erba-ginestrina. En anglais : Rosy-flowered, Crown-vetch.
Usages et propriétés. Bon fourrage naturel. Cultivé dans les parcs pour orner les talus et les rocailles. Les fleurs ne donnent presque jamais de nectar ; elles ne sont pas visitées par les abeilles. La plante contient une substance odorante et un glucoside spécial voisin de la coronilline, mais moins dangereux ; il n'y a pas de cytisine, contrairement à ce que l'on avait cru d'abord.
Distribution. Préfère les terrains calcaires ; peut s'élever sur les montagnes jusqu'à 1.800 m. d'altitude. France : commun dans beaucoup de contrées, mais rare dans le Nord de la France, très rare dans l'Eure, assez rare dans le Limousin, rare dans le Tarn et l'Aveyron, peu commun en Provence, et rare ou assez rare dans le reste de la Région méditerranéenne, etc. Suisse : commun ou assez commun ; manque dans le Canton d'Ap-penzell. Belgique : subspontané ; très rare ; environs de Namur, et parfois ailleurs accidentellement.
Europe : Europe méridionale et occidentale. Hors d'Europe : Sud-Ouest de l'Asie ; naturalisé dans l'Amérique du Nord.
On a décrit 1 race de cette espèce ; c'est la suivante.
C. pyrenaica Mailho (C. des Pyrénées).
Fleurs de 8 à 9 mm. de longueur, blanches avec le sommet de la carène d'un brun violacé ; feuilles ayant 9 à 15 folioles en général ; ailes de la corolle en forme de fer de hallebarde (et non de demi fer de hallebarde) ; fleurs le plus souvent groupées par 8 à 11 sur des rameaux florifères très allongés par rapport aux feuilles. (Très rare : Pyrénées dans l'Ariège).