Remarque :
L'Index Synonymique de la Flore de France de Michel Kerguélen, mis en ligne par l'INRA, nomme cette espèce comme ceci :
Noccaea montana (L.) F.K. Meyer
Les nombreuses formes, très variables, qu'on peut réunir sous ce nom général, sont des plantes de 3 à 30 cm., qui croissent surtout dans les contrées montagneuses ou accidentées, et qui épanouissent leurs grappes de fleurs blanches ou rosées d'avril en juin. Toutes ces plantes ont un fruit mûr plus ou moins bombé, dont le style persistant est aussi long que l'échancrure du fruit ou même plus long. Ce sont des plantes sans poils, plus ou moins glauques, à feuilles entières ou à peine dentées ; les feuilles de la base sont disposées en rosette ; celles qui sont au dessus embrassent la tige par 2 lobes arrondis, rarement aigus ; les fruits mûrs sont portés sur des pédoncules très écartés, et, le plus souvent, perpendiculaires à la tige qui les porte, parfois même un peu réfléchis. Ce sont des plantes bisannuelles ou vivaces ; en ce dernier cas, elles se perpétuent et se multiplient par les ramifications de leurs tiges souterraines. Le type principal se reconnaît à ses fleurs dont les anthères sont toujours jaunâtres, même lorsqu'elles sont flétries et aux fruits mûrs qui sont bordés d'une aile large, ayant plus d'un millimètre dans sa plus grande largeur.
Distribution. Certaines formes préfèrent les terrains calcaires ; tel est le type principal ; d'autres les terrains granitiques ou schisteux ; ne dépasse pas, en général, 2.200 m. d'altitude, dans les montagnes. France : çà et là, surtout dans les montagaes et sur les coteaux. Alsace : très répandu dans les Vosges et les vallées qui en descendent. Suisse : Jura, Alpes. Belgique : Région houillère et de l'Ardenne où il est très rare, mais abondant dans les localités où il se trouve.
Europe : presque toute l'Europe. Asie méridionale (hauts plateaux de l'Inde).
On a décrit 2 sous-espèces, 4 races et 4 variétés de cette espèce. Les principales sont les suivantes :
T. alpinum Crantz, Jacq. (T. des Alpes).
Fleurs à anthères jaunâtres ; fruits mûrs très peu échancrés au sommet, entourés par une aile qui a moins de 1 millimètre dans sa plus grande largeur ; plante de 7 à 15 cm., vivace, à tiges souterraines rameuses. (Alpes de la Savoie et du Dauphiné, Basses-Alpes ; préfère les terrains schisteux).
T. alpestre L. (T. alpestre).
Fleurs à anthères violettes et devenant d'un violet-noir ; fruits mûrs dont la largeur est plus grande que la moitié de leur longueur ; le fruit renferme 4 à 8 graines dans chaque loge ; plantes bisannuelles ou vivaces. (Montagnes).
T. virens Jord. (T. verdoyant).
Anthères pourprées devenant noirâtres ; pétales ayant au moins 2 fois la longueur des sépales ; sépales bordés de blanc ; style persistant dépassant longuement l'échancrure du fruit ; feuilles d'un beau vert ; plante vivace. (Plateau central, Alpes de Suisse ; préfère les terrains siliceux ou granitiques).
Variété calaminare Lejeune (calaminaire).
Fruit mûr à échancrure peu profonde, longuement dépassée pir le style ; pétales de plus de 6 mm. de longueur totale. Belgique : terrains riches en minerai de zinc (calamine) dans la Région houillère : bassins de la Vesdre et de la Gueule.
T. arenarium Jord . (T. des sables).
Feuilles très peu glauques embrassant la tige par 2 lobes aigus ; fleurs d'un blanc rosé, en grappes très allongées ; étamines ne dépassant pas les pétales ; fruits mûrs sur des pédoncules très étalés, et même réfléchis. (Sud-Ouest de la France).